Tout dépend de l’Allemagne…

Ascension d'Uranus le 10 décembre 2011

C’est le 9 décembre prochain que le laborieux couple franco-allemand doit présenter ses solutions pour tenter de sauver la zone euro de l’explosion. Cela correspond à 24 heures près au début de l’ascension droite d’Uranus, cette planète arrivant au terme de son mouvement de rétrogradation annuelle le samedi 10 décembre.

Quel lien entre Uranus et la zone euro peut-on faire ? Tout simplement qu’Uranus va revenir en pleine lumière pour nous autres Terriens et que cela va redynamiser le lien favorable qui l’unit avec Neptune. Or, ce tandem positif Uranus-Neptune favorise historiquement la coopération entre les peuples et les Etats et par ailleurs l’intervention publique en faveur de l’économie. De là à penser que le tandem franco-allemand va trouver une nouvelle béquille pour l’Eurozone, il n’y a qu’un pas et on peut sans doute le franchir allègrement. Tout le monde le sait, en fait, tout va dépendre de l’Allemagne…

Bien entendu, la crise de la dette est trop sérieuse, trop profonde et remonte à trop loin pour qu’elle soit solutionnée par quelques émissions d’Eurobonds ou même une monétisation partielle de l’immense dette des Etats du Vieux-Continent. Le grand conflit entre Uranus et Pluton, qui est toujours en phase de montée en puissance l’interdit très certainement. Au moins peut-on penser qu’une solution provisoire va être trouvée…

Les marchés financiers devraient s’en trouvés soulagés. Oui, mais ils vont devoir patienter jusqu’au 9 décembre. Elles peuvent être longues ces deux semaines…

 

Le vendredi 25 novembre 2011

 

Jean-François Richard

http://www.bourseanticipations.com

 

 

En attendant la BCE…

Mauvaise semaine pour les indices boursiers, toujours taraudés par la crise de la dette européenne et les déchirements européens, notamment entre la France ruinée et l’Allemagne vertueuse. Le rôle de la BCE est au centre de ces divisions, la cigale française voulant bien sûr lui voir confier le rôle de commencer à monétiser la dette des pays insouciants comme elle-même.

Ce faisant, les marchés n’ont cependant pas encore voulu voir que s’est installé un joli triangle équilatéral qui réunit Mars, Jupiter et Pluton. Il ne s’agit pas, bien sûr, d’une configuration qui va durer longtemps… Mais concernant la planète qui régit l’évolution de la crise de la dette (Pluton), cela donne évidemment à penser qu’un nouvel apaisement des tensions est à l’ordre du jour. Le resserrement du demi-sextile (angle positif de 30°) entre Uranus et Neptune va également dans le même sens et notamment celui de la monétisation des dettes, un remède aussi pire que le mal mais qui apparaîtra à tort comme l’ultime solution…

Il n’en demeure pas moins que la crise de la dette va de toute façon se poursuivre, comme en témoigne la dérive de la dette souveraine française avec un spread OAT/Bund dépassant les 200 points de base (2 points de pourcentage !). Mais cela est dans la logique de l’opposition Jupiter-Saturne qui se resserre en ce moment, est synonyme de crise européenne et de hausse des taux d’intérêts et va continuer à rendre la reprise des marchés assez chaotique. Le rebond des bourses n’est à cet égard qu’empreint de rêves, de fantasmes et d’illusions. Mais les marchés ont toujours besoin de rêver un peu…

Le vendredi 18 novembre 2011

Jean-François Richard

Carte du ciel astrologique du 18 novembre 2011

Carte du ciel astrologique du 18 novembre 2011

Un répit…

Durant le week-end des 12 et 13 novembre, Mars et Saturne viennent apporter quelques onguents sur le sanglant conflit qui oppose Uranus et Pluton (la crise de la dette). Mars forme en effet un quinconce (angle favorable de 150°) à Uranus, tandis que Saturne opère de son côté un quintile (angle positif de 72°) à Pluton. Voilà ainsi nos deux violents provisoirement apaisés et la Grèce comme l’Italie presque dotées de gouvernements de « techniciens financiers »… On en a déjà vu le résultat aujourd’hui, les marchés d’actions comme l’euro remontant sensiblement la pente.

Cette nouvelle étape dans la crise européenne laissera sans doute quelques scories sur la semaine à venir. Mais à une semaine près, les derniers emplâtres devraient commencer à soulager le grand malade européen. Pour le moment et sur le fond, Uranus et Neptune (demi-sextile apaisant de 30°) veillent encore sur lui et cela va durer quelques mois…

La crise n’en va pas moins continuer son travail de sape. Et elle frappe désormais directement aux portes de la France : la Commission européenne juge irréalisable les objectifs budgétaires, estimant que le déficit hexagonal sera encore à 5,1% du Pib en 2013 ! On pourrait même parier que la Commission est optimiste, car tablant l’an prochain sur une croissance de 0,6% du Pib alors que l’on pourrait juger plus raisonnable d’envisager -2% et par conséquent un déficit 2013 autour de -6/-7%… François Fillon peut donc se préparer à faire des plans d’austérité tous les mois !

En tout cas, c’est visiblement l’opinion des marchés : le spread OAT/Bund (10 ans France/Allemagne) a grimpé à 1,70 point de pourcentage contre 0,15 point il y a deux ans, avant le début de la faillite grecque. Cela montre fort simplement que les marchés considèrent désormais que la France est à son tour sur la voie de la faillite et qu’elle n’est plus compatible avec une appartenance à la zone euro…

Le vendredi 11 novembre 2011

Jean-François Richard

Carte du ciel du week-end des 12/13 novembre 2011

Carte du ciel du week-end des 12/13 novembre 2011

Mars en embuscade…

La semaine prochaine risque d’assez mal débuter sur les marchés d’actions… En effet, Mars va former une opposition (angle négatif majeur de 180°) avec Neptune lundi prochain (graphique ci-dessous). Cela peut susciter au plan économique certaines craintes au sujet de l’inflation ou, au plan politique, des interrogations sur la cohésion européenne ou au sein du G20.

La crise de la dette n’est évidemment pas solutionnée. Les conflits que subit Pluton avec Saturne et surtout Uranus, jusqu’en 2016 dans un premier temps, indiquent que l’on n’est encore qu’au début de cette grande crise de la dette qui va étaler ses dégâts économiques et sociaux sur l’ensemble de la décennie 2010.

Pour le moment, c’est la Grèce qui est le maillon le plus faible. Vainement, le G20 et l’Eurozone essayent de sauver un grand malade qui refuse en fait tout traitement salvateur. Alors que l’économie grecque est en pleine déroute accélérée, Georges Papandréou continue la politique de ses prédécesseurs, de droite comme de gauche : tout pour l’Etat, rien que pour l’Etat, le reste de la société peut bien en crever ! Voilà son leitmotiv… En effet, la structure publique grecque est toujours un mammouth préhistorique, si lourd et pesant qu’il en pompe toutes les ressources du pays. Et conduit à une ruine inévitable l’ensemble de la société.

Compte tenu du grand conflit entre Uranus et Pluton sur les prochaines années, la situation de la Grèce ne peut qu’empirer davantage, référendum ou pas, élections anticipées ou pas. Le clientélisme autour de l’Etat et de ses structures est tel, qu’aucun programme politique n’entend s’attaquer à ce mal structurel… La sortie de la zone euro de la Grèce, et par voie de conséquence de l’Union Européenne, n’est qu’une question de semaines ou de mois. On mesurera alors à quel point les dirigeants européens ont été irresponsables en déversant des milliards d’euros dans le tonneau des Danaïdes de la Grèce…

Pour le moment, on ne voit en Grèce que les agents de l’Etat protester par le biais de leurs lobbys syndicaux. Il n’y a pas qu’en Grèce, d’ailleurs… Pourtant, ce ne sont pas eux qui sont les plus à plaindre… Loin de là ! On voit moins, pour le moment, la détresse infiniment plus forte qui affecte les classes moyennes et populaires qui ne dépendent pas de l’Etat. Leur révolte est cependant déjà écrite et inévitable. Il y aura un moment où les manifestations et la paralysie du pays par les privilégiés de l’Etat grec susciteront un légitime écoeurement et, probablement, certaines violences en retour.

En fait, la Grèce se retrouve un peu dans la même situation que l’Espagne républicaine juste avant le putsch de Franco en 1936; ou dans celle du Chili, juste avant le renversement du socialiste Allende par la dictature du général Pinochet. Oui, c’est sans doute cela qui attend le peuple grec : le remplacement d’une démocratie au bord de l’effondrement par une dictature… Cela semble malheureusement la seule évolution possible, tant la faillite de la classe politique, à gauche comme à droite, est désormais avérée. Quand il n’y a plus de place pour une démocratie, c’est toujours une dictature qui la remplace…

Le conflit entre Uranus et Pluton signifie une montée des extrêmes de droite au plan politique et l’installation de régimes autoritaires ou même fascistes. Comme dans les années 1930, sous des configurations planétaires très similaires. La Grèce semble à cet égard le premier pays qui est visé par cette déchéance…

Le chaos grec pourrait au moins inciter les dirigeants politiques européens à réfléchir à leurs stratégies dépensières erronées, afin d’engager enfin la réduction de la voilure d’Etats trop gourmands et qui asphyxient les différentes économies nationales. Mais non, on ne voit rien se profiler en ce sens, sauf partiellement du côté allemand et dans certains pays nordiques. Cela ne pèse pas assez lourd et, pour le moment, dans la logique du conflit entre Uranus et Pluton, les pompiers ne cessent d’attiser les flammes… Il y en a jusqu’en 2016 dans un premier temps, ils n’ont pas fini d’accumuler les erreurs !

Le vendredi 4 novembre 2011

Jean-François Richard

Carte du ciel de l'opposition Mars-Neptune du lundi 7 novembre 2011

Carte du ciel de l'opposition Mars-Neptune du lundi 7 novembre 2011